Rémy Hans – 2019

27.09.2019

Cette année, c’est le tout jeune artiste Rémy HANS qui prend possession des locaux de l’entreprise du 27 septembre au 8 novembre 2019 pour son exposition « Un passé récent ».

Lauréat du prix « Macors » Médiatine de cette année, Rémy a fait de fréquents passages à l’entreprise pour préparer son exposition : apprentissage des machines à bois de tout ordre, recherches en carrière de petit granit, travail du plâtre et découverte de l’outillage utilisé quotidiennement par le personnel de l’entreprise sont mis à la disposition de l’artiste pour travailler.

Qui est Rémy ? Né en 1994, il est aux études à l’académie de Mons, région qu’il habite et dont il est originaire. Passionné par l’industrie, les bâtis industriels et la nature, il dessine des univers très réalistes, aux détails poussés à l’extrême mais qui n’existent que dans son imaginaire. Rémy dessine toujours avec un porte-mine Staedler bleu. Il déclare d’ailleurs : « avec ce bleu, tout devient plus lumineux et plus plausible ».

Mais Rémy aime aussi les matières, les trompe l’œil et les chocs entre la vrai et le faux. Une brique « devient » un morceau de marbre par la magie du dessin, une branche d’arbre se révèle être un moulage en plâtre, etc.

De son travail, le jeune artiste parle en ces termes…« Mon travail prend sa source durant mon enfance, originaire du Hainaut j’ai grandi dans un environnement marqué par son passé industriel. Cette présence, dont la forme symbolique est la brique rouge et l’acier m’a pendant longtemps interloqué. Ces ruines d’architectures froides, derniers vestiges d’une exploitation industrielle et économique importante ponctuent en effet le paysage hennuyer tout entier. Par le biais du dessin et de la sculpture je déploie les réminiscences de cet environnement au sein d’espaces fictifs qui révèlent l’antagonisme entre nature et culture, entre homme et machine, entre formes organiques et géométriques.

De ces traits, à la précision chirurgicale, naissent des scènes, celles-ci sont inhabitées, en suspension. L’étrange sensation de vacuité qui s’en dégage sème chez le spectateur un trouble à mesure que se désagrège la frontière entre fiction et réalité ».

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